Inauguration des locaux de l’APEC à Chambéry : un événement dédié à l’emploi et à l’avenir des compétences en Savoie

L’inauguration des nouveaux locaux de l’APEC à Chambéry le 16 septembre 2025 a marqué un véritable temps fort pour l’emploi et l’attractivité territoriale en Auvergne-Rhône-Alpes. Cet événement d’envergure a réuni plus d’une centaine de participants, mêlant entreprises locales, start-up innovantes, représentants d’institutions majeures, acteurs du recrutement, cabinets de conseil RH, ainsi que de nombreux experts du marché du travail régional. Leur mobilisation collective témoigne du dynamisme du tissu économique chambérien et de la force du réseau professionnel en Savoie. Tout au long de la matinée, des tables rondes ancrées dans les enjeux locaux ont rythmé les échanges et favorisé les synergies. Les grands thèmes abordés – impact des Jeux Olympiques sur l’emploi local, transformation des métiers de la montagne, dynamisme de la filière outdoor, entrepreneuriat en Savoie – répondaient aux besoins concrets du territoire et aux défis d’innovation. Cette inauguration s’est ainsi imposée comme un carrefour stratégique pour débattre, anticiper les évolutions du marché de l’emploi et renforcer les liens entre tous les acteurs au service du développement économique et social de Chambéry et de sa région. Découvrez le contenu de 2 tables rondes auxquelles nous avons assisté. L’impact des JO 2030 sur l’emploi local à Chambéry et en Savoie Les JO une belle opportunité pour l’emploi en Savoie et Haute Savoie L’organisation des Jeux Olympiques d’hiver 2030 représente une formidable opportunité de transformation structurelle pour l’emploi local à Chambéry et en Savoie. Selon les dernières études, l’événement devrait générer près de 50 000 emplois à l’échelle nationale, dont une grande partie sera directement localisée dans les territoires alpins, en particulier la Savoie et la Haute-Savoie. Cette dynamique concerne aussi bien des emplois directs (secteurs de l’événementiel, du tourisme, de l’hôtellerie-restauration, des transports et des infrastructures) qu’un large éventail de métiers indirects : services associés, maintenance, logistique, communication, sécurité, solutions digitales et innovation. Les besoins sont pluriels : chargés de projet, responsables événementiels, agents d’accueil, techniciens de maintenance, professionnels du BTP et de la gestion énergétique, spécialistes du numérique, experts en marketing territorial, managers de sites et guides touristiques. L’écosystème local, fondé sur l’expérience acquise lors des grands événements antérieurs (JO d’Albertville 1992, Mondiaux de Courchevel-Méribel 2023), dispose d’un socle de compétences solide qu’il s’agit de renforcer pour répondre à l’ampleur de la demande attendue. L’événement est un formidable accélérateur pour les jeunes diplômés, mais aussi pour les profils en reconversion ou en évolution professionnelle. Les dispositifs de formation continue, les parcours de reconversion dans les métiers du tourisme, de la montagne et du management d’événements seront décisifs pour anticiper les nouveaux besoins des entreprises et offrir des perspectives attractives à la jeunesse locale et aux actifs souhaitant donner un nouveau souffle à leur carrière. La réussite de cette transformation dépend de la capacité collective à anticiper les recrutements, planifier la montée en compétences et fluidifier les mobilités internes ou externes. C’est à ce titre que les dispositifs d’outplacement, de reclassement, d’accompagnement des mobilités et de gestion des emplois et des compétences prennent toute leur importance. Les cabinets RH de la région, les organismes de formation et les acteurs institutionnels (APEC, Pôle Emploi, Région) devront intensifier leurs synergies pour proposer des solutions personnalisées et efficaces – bilans de compétences, coaching, accompagnement à la mobilité, appui à la reconversion et partenariats pour l’emploi. Enfin, la transversalité des enjeux (durabilité, inclusion, transition digitale, exigences environnementales) incite à élargir le spectre du recrutement au-delà des filières traditionnelles pour répondre aux nouveaux défis sociétaux et renforcer l’attractivité du territoire. La réussite des JO 2030 en Savoie passera par une mobilisation sans faille de tout l’écosystème RH local, au service de la création de valeur, du développement durable et de l’emploi qualifié pour le territoire. Les défis en matière d’emplois liés à la construction et l’aménagement des sites La préparation des Jeux Olympiques 2030 en Savoie va mobiliser un nombre considérable d’emplois liés à la construction et à la modernisation des équipements sportifs et d’accueil. Si une partie des infrastructures existantes sera réutilisée afin de limiter l’empreinte écologique et budgétaire – comme l’exige la stratégie de Jeux sobres portée par la région –, de nombreux chantiers porteront sur des aménagements complémentaires, la construction de villages olympiques, la rénovation et l’adaptation de sites majeurs ainsi que sur la modernisation des transports et réseaux locaux. Selon les estimations, le secteur de la construction fait partie, avec l’hôtellerie-restauration et l’audiovisuel, des principaux bénéficiaires en emplois créés par l’événement. Toutefois, ces perspectives positives soulèvent des questions cruciales pour tout l’écosystème local. Les métiers du BTP font déjà face à des tensions notables, tant sur le recrutement d’ouvriers qualifiés, de techniciens et d’encadrants que sur la disponibilité immédiate de main-d’œuvre sur le territoire. L’accroissement soudain des besoins, sur une période forcément concentrée, risque d’accentuer la pénurie de talents, générant une compétition accrue entre les grands chantiers et les projets locaux déjà en cours (nous pensons notamment au projet Lyon Turin). À cela s’ajoute un défi logistique et social : comment garantir des conditions de logement adaptées pour accueillir, parfois sur des durées longues (plusieurs mois ou plusieurs années), l’ensemble des professionnels mobilisés par les travaux olympiques ? La question de l’hébergement temporaire, de la mobilité sur le territoire, de l’intégration sociale et des conditions de vie des salariés est désormais centrale dans la planification des JO. Les réponses passeront par une implication forte des collectivités, des maîtres d’ouvrage, des opérateurs du logement social et des agences RH spécialisées dans le secteur BTP, afin de proposer des solutions attractives et pérennes tout en préservant l’équilibre du tissu local existant. Le calendrier et la cadence des recrutements pour les JO 2030 en Savoie La montée en puissance des recrutements liés aux Jeux Olympiques 2030 en Savoie s’organise de façon progressive et structurée, en corrélation directe avec l’avancement des différents chantiers et besoins organisationnels. Après une phase d’installation des instances de gouvernance en 2025, l’année marque un tournant avec la structuration et la consolidation des équipes du Comité d’Organisation. Les premiers recrutements ont naturellement ciblé les postes stratégiques et directionnels, mais le rythme va s’intensifier

Les tendances de l’emploi des séniors

Les tendances de l’emploi des séniors L’emploi des seniors, c’est-à-dire des actifs âgés de 45 ans et plus, s’impose aujourd’hui comme un enjeu majeur sur le marché du travail français. Grâce aux réformes récentes des retraites et à l’élévation progressive de l’âge légal de départ, la présence des seniors n’a jamais été aussi forte en entreprise : en 2024, 60,4% des 55-64 ans occupaient un emploi, un taux record depuis 1975. Cette dynamique s’accompagne néanmoins d’importants défis pour les organisations, qui doivent s’adapter à des carrières plus longues et à l’évolution des compétences, tout en faisant face à des tensions croissantes dans certains secteurs. Dans ce contexte, il est essentiel de repenser la gestion des ressources humaines : il s’agit non seulement d’intégrer les seniors, mais aussi de valoriser leurs expertises et d’assurer leur employabilité tout au long de la vie professionnelle. Cet article propose un décryptage des tendances récentes de l’emploi des seniors, met en lumière les opportunités qui s’offrent aux entreprises et aux candidats, et détaille les leviers concrets à activer pour favoriser l’inclusion et la performance des plus de 45 ans sur le marché du travail. Les enjeux de l’emploi des seniors en France Vieillissement de la population active : 1 travailleur sur 3 aura plus de 50 ans d’ici 2030 Le contexte démographique et économique français de 2025 connaît une mutation profonde, portée essentiellement par le vieillissement de sa population active. D’après les projections de l’INSEE et des organismes spécialisés, un travailleur sur trois aura plus de 50 ans d’ici 2030, illustrant une tendance irréversible du marché du travail français. Cette évolution s’explique par l’allongement de l’espérance de vie, des carrières plus longues et une transition démographique qui touche tous les secteurs. Les entreprises, comme les décideurs publics, sont ainsi confrontés à la nécessité d’adapter aussi bien leurs politiques RH que leurs modèles d’organisation pour accompagner cette bascule générationnelle. Réforme des retraites : incitation à prolonger la vie active La réforme des retraites engagée en 2024-2025 accélère ce mouvement en fixant l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans et en assouplissant le dispositif de retraite progressive, désormais accessible dès 60 ans, sous réserve d’avoir validé 150 trimestres. Cette mesure majeure incite les seniors à rester plus longtemps en activité et permet une transition souple entre travail à temps partiel et perception partielle de la pension. Elle répond à la fois à la nécessité de sécuriser le financement du système de retraites et à celle de pallier la pénurie de main-d’œuvre dans plusieurs domaines clés. Tension sur le marché de l’emploi : secteurs en pénurie de talents (industrie, santé, IT, management) Sur le plan économique, la tension sur le marché de l’emploi s’est accentuée depuis 2022, frappant particulièrement les secteurs comme l’industrie, le médico-social, les nouvelles technologies et le management. Les difficultés de recrutement de profils expérimentés renforcent le rôle stratégique des seniors, dont les compétences et l’expertise sont recherchées pour maintenir la continuité opérationnelle et transmettre les savoirs critiques au sein des équipes. Ainsi, le vieillissement de la population active, loin d’être un handicap, se transforme peu à peu en opportunité pour les organisations capables de valoriser et d’intégrer pleinement cette composante essentielle de la performance collective. Tous ces facteurs poussent les entreprises à innover dans leur gestion des âges, développer des dispositifs de maintien en emploi et investir dans la formation et l’accompagnement des seniors pour préparer l’avenir du travail en France. Les freins persistants à l’embauche des seniors Stéréotypes liés à l’âge (manque d’adaptabilité, coût salarial élevé) Les freins persistants à l’embauche des seniors, malgré l’évolution du contexte législatif et la montée des discours en faveur de l’inclusion, demeurent un obstacle majeur à l’intégration de ces collaborateurs sur le marché du travail français. Au cœur de ces barrières figurent des stéréotypes liés à l’âge : de nombreux recruteurs perçoivent encore les seniors comme moins adaptables, moins innovants et moins aptes à maîtriser les technologies numériques ou à s’approprier de nouveaux modes de management. Ce manque de confiance dans la capacité des seniors à évoluer avec leur environnement professionnel est alimenté par des représentations sociales datant de plusieurs décennies, qui minimisent l’engagement, la faculté de rebond et le potentiel de transmission des seniors. Par ailleurs, le coût salarial élevé, réel ou supposé, continue de constituer le principal frein à leur recrutement, cité par plus de 30 % des décideurs RH. L’ancienneté et l’expérience acquises par les seniors se traduisent souvent par une rémunération supérieure à celle des juniors, ce qui dissuade certains employeurs, notamment dans les secteurs à forte contrainte budgétaire ou dans les PME. Cette logique économique occulte trop souvent la valeur ajoutée des seniors : autonomie, productivité, immédiate opérationnalité et forte valeur de transmission des savoirs. Difficultés d’accès à la formation continue Un autre frein important concerne l’accès à la formation continue. Alors que l’évolution des métiers imposerait une montée en compétences régulière, les seniors sont moins sollicités pour les programmes de formation, ou bien peinent à bénéficier de parcours adaptés à leurs besoins. Cette réalité accentue l’écart technologique et méthodologique perçu, renforçant le sentiment d’obsolescence chez les salariés expérimentés et compliquant leur reconversion dans les secteurs porteurs, comme le numérique ou l’encadrement intermédiaire. Préjugés sur la maîtrise du digital et des nouvelles méthodes de travail Les préjugés concernant la maîtrise du digital et des nouvelles méthodes de travail amplifient encore ces freins : il persiste l’idée, largement démentie par les faits, que les seniors sont réfractaires aux outils collaboratifs, à la transformation digitale ou à l’innovation managériale. Pourtant, de nombreuses études attestent de leur capacité à s’adapter, notamment lorsque les dispositifs de formation sont accessibles et adaptés à leur rythme. Ces obstacles, nourris par des croyances culturelles et organisationnelles, génèrent des situations de sous-emploi, de chômage de longue durée et de démotivation chez les seniors. Pour surmonter ces freins, il est donc impératif de sensibiliser les recruteurs, de réinventer les processus de gestion des âges et d’investir dans le développement des compétences tout au long de la vie professionnelle. Seule une politique

Les 4 types de projets professionnels en outplacement

Les 4 types de projets professionnels en outplacement L’outplacement est bien plus qu’un simple accompagnement au retour à l’emploi. Il s’agit d’un véritable processus de transition professionnelle qui aide les collaborateurs concernés par une rupture de contrat à redéfinir leur avenir et à bâtir un projet aligné avec leurs aspirations et leurs compétences. Qu’il soit volontaire ou lié à un plan de restructuration, cet accompagnement structuré permet d’analyser ses forces, d’identifier ses motivations profondes et de se repositionner sur le marché de l’emploi dans des conditions optimales. Au-delà du soutien méthodologique, l’outplacement donne du sens à une période parfois vécue comme déstabilisante. Il ouvre un champ des possibles : rechercher un poste similaire pour sécuriser sa trajectoire, s’engager dans une reconversion, concrétiser une envie d’entreprendre ou encore préparer sereinement une pré-retraite. Autrement dit, les projets professionnels en outplacement sont multiples et personnalisés en fonction du profil, du parcours et des ambitions de chacun. Pour le bénéficiaire, c’est l’assurance d’être accompagné dans ses réflexions, de sécuriser ses choix et de transformer une contrainte initiale en opportunité. L’outplacement devient ainsi un levier stratégique pour rebondir, retrouver confiance et réussir sa nouvelle étape professionnelle. Un cabinet d’outplacement accompagne chaque talent dans la définition et la concrétisation de son projet professionnel, qu’il s’agisse de retrouver un emploi, de se reconvertir, d’entreprendre ou de préparer sa retraite. Premier type de projet professionnel en outplacement : la reprise d’un emploi similaire Parmi les différents projets professionnels en outplacement, la reprise d’un emploi similaire reste le choix le plus fréquent. Il s’agit d’un retour vers un poste proche de celui occupé auparavant, souvent au sein du même secteur d’activité et avec un niveau de responsabilités comparable. Ce type de projet séduit de nombreux cadres et managers car il combine continuité de carrière et sécurité, tout en capitalisant sur l’expérience acquise. Retrouver un emploi similaire répond d’abord à un besoin de stabilité. Après une rupture professionnelle, beaucoup de bénéficiaires souhaitent rebondir rapidement et sécuriser leur avenir financier. Ils valorisent ainsi leur parcours, leurs compétences techniques et managériales, ainsi que leurs références sectorielles. Ce projet assure une transition fluide, car le bénéficiaire reste dans un univers qu’il connaît bien, où il peut rapidement apporter de la valeur à son nouvel employeur. Pour réussir cette démarche, l’outplacement propose un accompagnement méthodologique et opérationnel. La première étape consiste à optimiser les outils de communication professionnelle : CV, profil LinkedIn, pitch de présentation. L’objectif est de mettre en avant les réussites significatives, les compétences clés et les atouts différenciants susceptibles d’intéresser les recruteurs. Parallèlement, un travail approfondi sur la visibilité réseau est engagé : activation du réseau proche, participation à des événements professionnels, démarche proactive auprès des chasseurs de têtes et cabinets spécialisés. La préparation aux entretiens joue également un rôle central. Dans le cadre d’une candidature pour un poste similaire, les attentes des recruteurs sont élevées : ils recherchent des profils immédiatement opérationnels, capables de s’intégrer rapidement et de générer de la performance. Le coaching proposé par un cabinet d’outplacement permet de préparer des réponses percutantes, d’anticiper les questions critiques et de démontrer sa motivation avec conviction. Un autre atout de l’outplacement réside dans l’expertise marché qu’apporte le cabinet. Grâce à leur veille permanente et à leur connaissance des dynamiques locales, les consultants orientent le bénéficiaire vers des secteurs en croissance, des entreprises en recrutement ou des opportunités parfois cachées du marché. Cette connaissance fine, renforcée par un solide réseau de recruteurs et de décideurs, augmente considérablement les chances de retrouver rapidement un nouvel emploi. Enfin, au-delà du support technique, l’accompagnement personnalisé agit comme un véritable levier de confiance. Être accompagné dans cette phase de repositionnement professionnel permet de prendre du recul, de clarifier ses objectifs et de négocier sereinement les conditions d’embauche. Ainsi, la reprise d’un emploi similaire en outplacement est bien plus qu’un retour “à l’identique” : c’est une opportunité de valoriser son capital professionnel, de sécuriser son avenir et de relancer sa dynamique de carrière avec succès. Deuxième projet professionnel en outplacement : la reconversion professionnelle La reconversion professionnelle constitue l’un des projets les plus ambitieux en outplacement. Elle consiste à changer de secteur d’activité, de métier ou de fonction, en s’appuyant sur un travail approfondi de bilan et de projection. Contrairement à une reprise d’emploi similaire, la reconversion implique une véritable redéfinition de son identité professionnelle et nécessite à la fois du temps, de la méthode et un accompagnement spécialisé. C’est une démarche motivée par des envies d’évolution vers un univers porteur, une quête de sens dans le travail ou encore une adaptation aux mutations économiques et technologiques qui transforment les marchés de l’emploi. De plus en plus de cadres et managers choisissent cette voie, conscients que certaines fonctions s’automatisent tandis que d’autres émergent : métiers du digital, de l’intelligence artificielle, de la cybersécurité, ou encore professions liées au développement durable et à la RSE. La reconversion apparaît alors comme une stratégie proactive, permettant de se tourner vers des secteurs en croissance et d’inscrire sa carrière dans une perspective d’avenir. Mais elle sert aussi des aspirations plus personnelles : volonté de s’orienter vers un métier de passion, de retrouver un meilleur équilibre de vie ou de mettre ses compétences au service de projets ayant un impact sociétal positif. Pour rendre cette transformation possible, l’outplacement propose un cadre structuré et sécurisant. La première étape clé est le bilan de compétences approfondi. Il permet d’analyser son parcours, de repérer ses forces transférables, de mettre en lumière ses leviers de motivation et d’identifier les éventuels points de développement. À ce travail introspectif viennent s’ajouter des tests d’aptitudes et de personnalité, qui affinent la compréhension du profil professionnel et orientent vers des environnements où les talents pourront s’exprimer pleinement. Une fois les pistes définies, vient la phase d’élaboration du plan de transition. Elle consiste à fixer un objectif réaliste, les étapes concrètes pour y parvenir et les ressources nécessaires : formations complémentaires, certifications, périodes d’immersion, alternance, networking ou mentorat. Le rôle du consultant en outplacement est alors de transformer une idée parfois

Réussir sa reconversion professionnelle : étapes clés et conseils pratiques

La reconversion professionnelle s’impose aujourd’hui comme un véritable enjeu sociétal et une fabrique de nouveaux possibles : elle consiste à changer de métier ou de secteur afin de trouver une activité mieux alignée avec ses valeurs, ses aspirations ou le marché de l’emploi. Engagée tant par nécessité que par volonté de sens, elle n’est plus une exception : en 2022, 36 % des actifs français ont traversé une transition professionnelle, et plus de six sur dix se font accompagner dans leur démarche. Dans un environnement où les métiers évoluent sans cesse et où les carrières sont de moins en moins linéaires, la mobilité professionnelle s’accélère en France comme en Europe. Recherche de sens (39 % des cas), désir d’évolution, anticipation des transformations économiques et volonté de sécuriser son parcours figurent parmi les principales motivations. Suivre une démarche structurée lors de sa reconversion est la clé pour limiter les incertitudes, diminuer les risques et maximiser les chances de réussite. Structurer son projet, c’est se donner les moyens d’anticiper les pièges, de mobiliser les bons dispositifs, d’activer les acteurs utiles et de construire une feuille de route réaliste : c’est ainsi que la reconversion devient levier d’épanouissement et de relance de carrière — tant pour l’individu que pour l’entreprise. Les motivations profondes de la reconversion Les motivations à l’origine d’une reconversion professionnelle sont multiples et souvent croisées. Pour de nombreux actifs, la quête de sens se dresse en tête : 39 % des salariés français cherchent à donner une dimension plus alignée avec leurs valeurs et aspirations à leur activité professionnelle. S’ajoutent à cette exigence de sens une insatisfaction vis-à-vis des conditions de travail (horaires contraignants, stress, manque de reconnaissance), l’ennui, la lassitude ou l’absence de perspectives dans le poste actuel, l’évolution rapide des métiers, ou encore des raisons de santé ou d’équilibre personnel. Étapes clés de la reconversion professionnelle Faire le point : auto-évaluation et bilan de compétences Faire le point sur sa situation est la première étape incontournable de toute reconversion professionnelle. Les outils phares à disposition des actifs sont le bilan de compétences, l’entretien professionnel et le Conseil en évolution professionnelle (CEP), qui permettent de dresser un état des lieux de son parcours, de ses aptitudes et de ses envies. L’auto-évaluation s’appuie sur une démarche structurée : identifiez vos compétences (techniques et comportementales), analysez vos expériences, vos réussites, vos difficultés, vos valeurs et aspirations profondes. Multipliez les angles de réflexion : tests de personnalité, questionnaires d’autodiagnostic, retour d’expérience de vos pairs, séances de coaching ou accompagnement RH. Le bilan de compétences — outil encadré et éligible au CPF — reste la méthode la plus complète : il éclaire sur vos points forts, vos zones de progrès, l’environnement de travail qui vous conviendrait le mieux et guide la définition d’un projet réaliste et aligné. Enfin, prenez le temps de fixer des objectifs professionnels clairs et réalistes issus de cette introspection, en veillant à leur faisabilité et à leur cohérence avec vos ambitions : cette rigueur dans l’auto-analyse maximise vos chances de réussite et évite les écueils fréquents des reconversions improvisées. Explorer les pistes : étude du marché et choix du métier Explorer les pistes professionnelles commence par une analyse lucide du marché de l’emploi et des secteurs porteurs. En 2025, la santé, le paramédical, les métiers de la tech, le commerce, la transition écologique et les métiers de l’artisanat figurent parmi les domaines les plus dynamiques pour une reconversion : aide-soignant, infirmier, assistant médical, développeur web, ingénieur en intelligence artificielle ou technico-commercial sont autant d’exemples de métiers offrant de réelles perspectives. Face à ces possibilités, il est crucial de confronter ses aspirations à la réalité : analysez les tendances, consultez les fiches métiers, échangez avec des professionnels lors « d’enquête métier » et, si possible, testez le métier via une immersion ou une formation courte. Ce travail permet d’éviter les choix guidés seulement par l’enthousiasme initial et d’objectiver les atouts et contraintes spécifiques à chaque secteur. Enfin, l’identification de vos compétences transférables est un levier essentiel. Il s’agit d’inventorier les savoir-faire et savoir-être de votre parcours qui restent pertinents dans un nouvel environnement : gestion de projet, organisation, résolution de problèmes, communication, sens de l’analyse, ou maîtrise d’outils digitaux, selon votre profil. Un bilan de compétences ou des exercices d’auto-analyse ciblée (listes de tâches, retours d’expériences, feedbacks) vous aident à valoriser ces acquis et à cibler les axes de développement pour une intégration optimale dans le métier visé. Se former et acquérir les bons diplômes/certifications Trouver et choisir la bonne formation Trouver la bonne formation pour réussir sa reconversion exige une démarche méthodique et éclairée. Il est crucial de privilégier des formations opérationnelles, c’est-à-dire axées sur des compétences concrètes recherchées sur le marché : visez les titres professionnels ou certifications inscrites au RNCP, gage de reconnaissance par les employeurs et condition d’éligibilité au CPF. Examinez attentivement le contenu des programmes : la formation doit correspondre à vos objectifs métiers et à votre disponibilité (durée, format en ligne, alternance ou présentiel), tout en offrant une réelle insertion professionnelle. Renseignez-vous ensuite sur la qualité de l’organisme de formation : privilégiez ceux certifiés Qualiopi, dotés de formateurs expérimentés et bénéficiant d’avis positifs d’anciens stagiaires. Enfin, analysez le taux d’insertion à l’emploi des diplômés et la pertinence des débouchés ; un échange avec d’anciens apprenants ou la lecture de témoignages permet d’évaluer la valeur réelle de la formation sur le terrain professionnel. Financer la formation Pour réussir sa reconversion, se former et obtenir les bons diplômes ou certifications constitue une étape déterminante. Plusieurs dispositifs sont mobilisables en France en 2025. Le Compte Personnel de Formation (CPF) permet à chaque actif d’accumuler des droits utilisables afin de financer des formations certifiantes ou qualifiantes de son choix, accessibles en ligne ou en présentiel. La Validation des Acquis de l’Expérience (VAE), en pleine modernisation et simplification, offre la possibilité de transformer son expérience professionnelle en diplôme reconnu par l’État, un service désormais plus accessible grâce à la création d’un guichet unique. Pour aller plus loin, le Projet de Transition Professionnelle (PTP) s’adresse aux salariés souhaitant se former sur leur temps de travail, avec maintien de la rémunération, tandis que

Hausse du taux d’emploi : impacts sur le chômage, les retraites, la sécurité sociale

Hausse du taux d’emploi : impacts sur le chômage, les retraites, la sécurité sociale En 2025, la France affiche un taux d’emploi record de 69,6 % parmi les 15-64 ans—un progrès indéniable, mais qui demeure loin derrière ses principaux voisins européens : en Allemagne, le taux s’établit à 76,8 % et aux Pays-Bas à 82,4 %. Cet écart structurel n’est pas qu’une question de comparaison internationale : il constitue le cœur des déséquilibres français en matière de financement du chômage, des retraites et de la sécurité sociale. En effet, le taux d’emploi agit comme le moteur central de la solidité financière de nos grands régimes sociaux : une population active plus large, c’est d’abord plus de cotisations collectées, moins de personnes dépendantes des prestations sociales, et un cercle vertueux pour la croissance et la soutenabilité budgétaire. À l’inverse, un taux d’emploi insuffisant alourdit la charge pesant sur les comptes publics. Voilà pourquoi l’augmentation du taux d’emploi s’impose comme la “mère de toutes les réformes” : c’est le levier fondamental pour consolider durablement le modèle social français et pouvoir financer ses ambitions collectives sur le long terme. Pourquoi le taux d’emploi est crucial ? Taux d’emploi : définitions, chiffres actuels et comparaisons internationales Le taux d’emploi désigne la part des personnes en âge de travailler (15-64 ans) qui occupent un emploi, tous statuts et temps de travail confondus ; c’est un indicateur central du dynamisme économique et social selon l’INSEE, et l’un des baromètres les plus suivis en Europe. Chiffres actuels du taux d’emploi en France En 2025, le taux d’emploi atteint un niveau historique de 69,6 % chez les 15-64 ans, un progrès notable par rapport à 2019 (66,8 %) mais encore insuffisant pour rattraper les standards européens. Chez les jeunes (15-24 ans), le taux est de 35,0 %, et il grimpe à 83,1 % pour les 25-49 ans. Pour les seniors (50-64 ans), le taux s’affiche à 69,4 %, avec un record de 61,8 % chez les 55-64 ans, soit plus de 6 points gagnés en six ans—une progression remarquable mais un retard persistant sur l’Allemagne. Comparaisons internationales : le potentiel de rattrapage L’écart avec nos voisins reste marqué : en 2022, l’Allemagne affichait un taux d’emploi de 76,8 % (+7 points d’écart), et les Pays-Bas culminaient à 82,4 %. Dans ces pays, la mobilisation des seniors et l’intégration forte des jeunes expliquent une part importante de la performance globale. Si la France rejoignait le niveau allemand, cela représenterait 3,6 millions d’emplois supplémentaires et près de 38 milliards d’euros de recettes publiques gagnées chaque année. Écarts historiques et évolutions structurelles Depuis 2003, la France a enregistré une hausse continue du taux d’emploi, mais la dynamique reste freinée notamment par une sous-intégration des jeunes sur le marché du travail et un décollage tardif de l’emploi des seniors. Malgré les réformes récentes, la part du temps partiel et du sous-emploi reste un enjeu structurel, tout comme la part encore élevée de jeunes ni en emploi ni en formation (12,8 % en 2025). Un alignement sur les performances européennes constituerait donc un levier majeur pour la prospérité française, tant pour la compétitivité que pour l’équilibre de la protection sociale. Conséquences d’un taux d’emploi trop faible Un taux d’emploi trop faible a des conséquences majeures sur les finances publiques et l’équilibre de la protection sociale : il réduit le montant des cotisations perçues pour financer le chômage, les retraites et la sécurité sociale, tout en augmentant le poids des dépenses sociales. Sans parler des conséquences sociales, de la rupture du lien social. Manque à gagner en cotisations : une perte de recettes significative Un alignement sur le taux d’emploi allemand permettrait à la France de gagner près de 15 milliards d’euros de cotisations sociales supplémentaires par an, uniquement par la hausse du nombre de personnes en emploi. En créant 3,6 millions d’emplois en plus, la France accroîtrait aussi ses recettes de CSG et de cotisations retraite, limitant le déficit chronique du système par répartition et renforçant la pérennité de la Sécurité sociale. À l’inverse, le sous-emploi fragilise le financement des régimes, obligeant à augmenter la fiscalité ou à réduire les droits sociaux. Impacts sur les retraites Chaque actif valide des trimestres et alimente financièrement le régime, tandis qu’une faible proportion d’actifs par rapport aux retraités creuse le déficit, faute de ressources nouvelles. Selon le Conseil d’orientation des retraites (COR), le déficit du système pourrait passer de 6,6 milliards d’euros en 2025 à un niveau maximal de 31,6 milliards d’euros en 2045, si le taux d’emploi des seniors et le nombre d’actifs stagnent. L’essentiel des difficultés actuelles provient non pas d’une hausse incontrôlée des dépenses, mais d’un manque de recettes lié à une dynamique trop faible de l’emploi. En Allemagne, diverses réformes (report et suppression des départs anticipés, incitation à l’emploi des seniors) ont permis de hisser le taux d’emploi des 55-64 ans à 75,2 %, contre 66,1 % en France. Aux Pays-Bas, le taux d’emploi des seniors atteint 73,1 %, grâce à la suppression des régimes de préretraite et à une adaptation des postes de travail pour allonger les carrières. Ces pays démontrent que la mobilisation de toutes les classes d’âge, et en particulier des seniors, permet de renforcer durablement la viabilité financière des régimes de retraite, tout en limitant la pression sur la génération active. Les principaux freins structurels à la hausse du taux d’emploi Déficit d’emploi chez les seniors : la France accuse un écart particulièrement marqué pour les 60-64 ans par rapport à la moyenne européenne et nordique, du fait de départs anticipés, de discriminations à l’embauche et d’un manque d’adaptation des postes de travail. Discriminations à l’embauche : les seniors, les femmes, et certains publics vulnérables rencontrent des obstacles récurrents à l’accès à l’emploi, en particulier faute de politiques inclusives ou de dispositifs de lutte contre les biais dans les processus de recrutement. Déficits de formation et inadéquation des compétences : de nombreux recrutements sont abandonnés faute de candidats adaptés ; le manque de formation continue et l’inadéquation entre l’offre et la demande de compétences aggravent les tensions sur le marché du travail, notamment dans les secteurs en tension comme le BTP ou les services à la personne. Freins périphériques : difficultés d’accès aux modes de garde, à la mobilité, à un logement stable, à la santé ou à la maîtrise de la langue :

Démocratisation de l’outplacement : évolution des profils des bénéficiaires

Démocratisation de l’outplacement : évolution des profils des bénéficiaires L’outplacement se réinvente sous l’effet des profondes mutations du marché du travail, devenant aujourd’hui un levier RH inclusif pour toutes les typologies d’entreprises, bien au-delà des seuls cadres dirigeants. L’accélération des restructurations, la montée des attentes en matière de qualité de vie au travail et l’irruption du digital dans l’accompagnement favorisent son déploiement vers un public élargi : salariés, techniciens et employés bénéficient à présent d’un accompagnement sur mesure, individuel ou collectif. Le marché français de l’outplacement progresse fortement, atteignant 120 millions d’euros avec une perspective à 151 millions d’euros d’ici 2030, et 70% des bénéficiaires retrouvent un emploi en moins de six mois. La demande hors top management est en hausse : plus de trois salariés sur quatre engagés dans une démarche d’outplacement ne sont plus exclusivement des dirigeants, illustrant une dynamique post-COVID marquée par la nécessité d’un accompagnement à la transition dans tous les secteurs d’activité. Historique et définition de l’outplacement L’outplacement, a été inventé dans les années 70 par l’armée américaine pour réinsérer les GI de retour du Vietnam. Comme souvent, les entreprises ont découvert cet « outil RH » et se le sont approprié. Elles l’ont utilisé comme une solution confidentielle pour accompagner les hauts dirigeants lors de leurs transitions professionnelles. Au fur et à mesure du temps, il s’est progressivement transformé pour répondre aux nouveaux enjeux des ressources humaines. Origines de la pratique : service élitiste, réservé aux dirigeants Aux origines, dans les années 80, l’outplacement est mis en place par les grandes entreprises américaines afin d’offrir un accompagnement individualisé à leurs dirigeants et cadres supérieurs, souvent lors de départs contraints ou stratégiques. Notamment Les cabinets spécialisés déploient des méthodes sur mesure : coaching, bilans professionnels, accès privilégié à des réseaux influents, sessions de préparation aux entretiens — autant d’outils réservés à une minorité bénéficiant de ressources élevées et d’objectifs de repositionnement ambitieux. En France le Syntec qui regroupe les cabinets d’outplacement a été créé en 1985. Mutation des attentes en matière d’outplacement Au fil des années, la diversification des attentes des organisations et l’évolution du cadre juridique ont contribué à ouvrir l’outplacement à une population beaucoup plus large. L’intégration de critères RSE, les obligations renforcées de reclassement inscrites dans le Code du travail, et la recherche de solutions socialement responsables ont poussé les entreprises à proposer ces dispositifs à l’ensemble des salariés : employés, techniciens, juniors et seniors. Les méthodes se démocratisent, incluant l’accompagnement collectif, la digitalisation du parcours, et des dispositifs mutualisés via les représentants du personnel, offrant ainsi une accessibilité accrue et une réponse adaptée aux besoins contemporains des organisations. Nouveaux profils bénéficiaires : du dirigeant à l’employé La démocratisation de l’outplacement résulte de plusieurs facteurs conjoints : la multiplication des restructurations, le durcissement des obligations de reclassement imposées par le droit du travail, la pression croissante des politiques RSE sur l’accompagnement humain des transitions, ainsi que l’essor du digital qui rend l’accompagnement accessible à tous les niveaux de salariés. Ces évolutions reflètent une volonté des entreprises de préserver leur image sociale, de fluidifier les mobilités et d’offrir à tous leurs collaborateurs, dirigeants comme employés, un soutien personnalisé lors des phases de repositionnement. Les cadres intermédiaires, bénéficiaires majoritaires de l’outplacement Au cœur des différentes réorganisations, les cadres intermédiaires sont désormais les premiers bénéficiaires de l’outplacement, où l’accompagnement individuel accélère leur repositionnement tout en sécurisant la continuité managériale des équipes. Concrètement, l’outplacement est mobilisé lors de reconfiguration des périmètres de responsabilité, lors d’une rupture conventionnelle négociée pour des responsables de service ou chefs de projet en fin de cycle stratégique. D’autres cas typiques incluent la transformation digitale générant des écarts de compétences nécessitant une transition externe accompagnée. L’accessibilité progressive aux employés Ces dernières années l’accès à l’outplacement s’est fortement élargi aux employés, porté par plusieurs facteurs structurants : la démocratisation du coaching et des ateliers d’accompagnement, l’essor des solutions digitales permettant un suivi à distance et la mutualisation des coûts. Dans les secteurs industriels, ce sont par exemple les opérateurs de production et les techniciens, qui profitent désormais de parcours d’outplacement collectif pour accélérer leur redéploiement professionnel. Dans les services, des salariés administratifs ou commerciaux bénéficient d’un accompagnement personnalisé, incluant bilans de compétences et ateliers emploi, incarnant une dynamique nouvelle où l’outplacement est reconnu comme une solution sociale utile pour tous les profils, quel que soit le niveau hiérarchique ou le diplôme. Enjeux RH et bénéfices pour les organisations Prévention des risques sociaux et maintien de l’engagement La gestion proactive des transitions professionnelles via l’outplacement constitue un levier majeur de prévention des risques psychosociaux et de maintien de l’engagement salarié dans les entreprises. En 2025, 44 % des salariés déclarent souffrir de stress lié à leur activité, mais l’accompagnement individualisé propose des outils pour réduire la détresse psychologique : bilans, coaching et ateliers de mobilité permettent de clarifier les perspectives et de restaurer la confiance dans la phase de repositionnement. Ce dispositif est reconnu pour limiter le risque de burnout, dont l’exposition est multipliée par deux sans soutien social. Réduction du risque psychosocial, maintien de la marque employeur En parallèle, la réussite des transitions professionnelles impacte directement la marque employeur : une stratégie d’outplacement solide réduit le turnover de 28 % et augmente le taux de recommandation interne sur le long terme. Selon l’étude Syntec 2025, 75 % des bénéficiaires retrouvent un CDI dans les neuf mois, et 55 % le doivent à leur réseau professionnel largement sollicité durant l’accompagnement. Cette dynamique d’employabilité et de fidélisation professionnelle, passant aussi par la mobilité externe ou interne, valorise l’entreprise auprès des collaborateurs actuels et futurs — 75 % des recruteurs considèrent la marque employeur comme déterminante dans la rétention des talents. Bonnes pratiques et conseils opérationnels pour élargir l’outplacement Intégrer l’outplacement dans la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC). Pour élargir l’outplacement et maximiser sa valeur stratégique, il est essentiel de l’intégrer dans la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC), une démarche désormais adoptée par 68 % des grandes entreprises françaises selon l’étude Syntec 2025. En articulant les dispositifs d’outplacement avec les plans de mobilité, les décideurs RH anticipent les

7 critères pour choisir un cabinet d’outplacement

7 critères pour choisir un cabinet d’outplacement L’outplacement, ou accompagnement au repositionnement professionnel, s’impose aujourd’hui comme un levier stratégique pour les entreprises soucieuses de concilier performance économique, responsabilité sociale et attractivité RH. Proposé à des salariés quittant l’organisation, ce dispositif vise à structurer, personnaliser et accélérer la transition vers une nouvelle opportunité professionnelle, tout en préservant le climat social et l’engagement des équipes en place. Dans un contexte où l’expérience collaborateur s’étend désormais bien au-delà de l’intégration, investir dans l’outplacement devient un signal fort : il atteste d’une gestion éthique des mobilités, renforce la marque employeur et atténue les risques de démobilisation ou de bad buzz liés aux départs. Toutefois, l’efficacité de ce repositionnement dépend étroitement de la qualité de l’accompagnement proposé : choisir un cabinet d’outplacement adapté, réputé et engagé constitue un enjeu déterminant, à la fois pour la réussite individuelle des collaborateurs concernés et pour la réputation durable de l’entreprise. Ce choix stratégique engage la crédibilité managériale de toute la filière RH : la relation de confiance entre cabinet, salarié et employeur conditionne l’impact réel en matière de rebond professionnel, tout en contribuant à pérenniser une dynamique sociale responsable dans l’organisation. Expertise sectorielle et réputation du cabinet d’outplacement Le recours à un cabinet d’outplacement reconnu constitue un gage de sécurité et de performance pour l’entreprise engagée dans la gestion des mobilités professionnelles. Un acteur expérimenté détient une connaissance fine des dynamiques sectorielles, des spécificités métiers et des évolutions des bassins d’emploi, indispensables pour guider avec pertinence et efficacité chaque collaborateur dans sa transition. Cette expertise se traduit aussi par une capacité à anticiper les évolutions du marché, à mobiliser des réseaux actifs et à adapter ses accompagnements aux réalités locales ou internationales. La fiabilité du cabinet se mesure à travers des indicateurs objectifs et recevables : un taux de réussite élevé dans le reclassement des profils accompagnés, des témoignages authentiques de DRH satisfaits, des références sectorielles étendues et la possession de certifications de qualité reconnues par la profession (Syntec, Qualiopi, ISO, etc.). Ce capital de confiance rassure non seulement les décideurs RH mais renforce aussi l’engagement des collaborateurs concernés, leur donnant toutes les chances de rebondir dans les meilleures conditions. Qualité et profil des consultants d’outplacement La qualité et le profil des consultants d’outplacement représentent un facteur décisif dans le succès du dispositif pour les cadres et dirigeants accompagnés. Un consultant d’outplacement de haut niveau dispose généralement d’une solide expérience RH, souvent acquise à des postes de direction, d’un parcours professionnel multisectoriel et d’une maîtrise approfondie des tendances du marché de l’emploi et des stratégies de mobilité. Son savoir-faire recouvre aussi bien le diagnostic des compétences, le coaching individuel, l’animation de bilans et la mobilisation du réseau professionnel, que la gestion de situations sensibles et la conduite de carrière en temps de changement. La posture éthique s’affirme ici comme centrale : le consultant d’outplacement se distingue par sa capacité d’écoute, sa neutralité bienveillante et son engagement à placer les intérêts du collaborateur au cœur du parcours, en toute confidentialité et transparence. Contrairement aux consultants spécialisés en recrutement, généralement orientés vers l’évaluation et la sélection des candidats pour des postes ouverts, le consultant d’outplacement endosse un rôle de facilitateur et de coach, guidant le salarié dans sa réflexion, la valorisation de son profil, l’élaboration de nouveaux projets et la conquête active d’opportunités. Son approche est très individualisée : il accompagne le collaborateur sur la dimension émotionnelle, stratégie de recherche et construction de réseau, alors que le consultant en recrutement intervient surtout pour les besoins immédiats de l’entreprise. L’excellence du cabinet d’outplacement se manifeste donc par la diversité et l’expertise de ses consultants, leur engagement de résultat envers les bénéficiaires, et leur capacité à tisser des liens de confiance pérennes avec l’écosystème RH. Cohérence de la méthodologie et des outils proposés La cohérence de la méthodologie et des outils proposés par un cabinet d’outplacement conditionne la réussite du repositionnement, en offrant un cadre structurant et évolutif à chaque étape du processus. Un accompagnement de qualité s’appuie sur un processus rigoureux : il débute par un audit approfondi des compétences et aspirations, se poursuit par un coaching individuel sur-mesure, l’ouverture à des réseaux professionnels, et intègre une préparation mentale pour renforcer la confiance et l’agilité des cadres ou dirigeants accompagnés. Le degré de personnalisation constitue un critère clé : chaque parcours doit être adapté aux besoins spécifiques, à la trajectoire et au secteur ciblé pour maximiser les chances de réussite. Par ailleurs, l’intégration d’innovations technologiques — plateformes digitales d’accompagnement, outils d’évaluation par l’IA RH, simulateurs d’entretien, CVthèques interactives et webinaires — apporte de la valeur ajoutée en fluidifiant les échanges, en facilitant le suivi des progrès et en élargissant l’accès aux opportunités. La capacité du cabinet à déployer des supports digitaux performants témoigne de sa modernité et de son engagement à offrir une expérience utilisateur optimale et actuelle. Ampleur et pertinence du réseau professionnel L’ampleur et la pertinence du réseau professionnel d’un cabinet d’outplacement représentent un levier déterminant d’accès aux opportunités cachées du marché de l’emploi. En entretenant des relations solides et qualifiées avec les décideurs d’entreprise, chasseurs de têtes, business schools, organismes publics comme France Travail, syndicats patronaux (MEDEF, CPME etc), associations professionnelles sectorielles ou encore réseaux d’alumni de grandes écoles, le cabinet multiplie les passerelles concrètes vers des postes non diffusés et des projets de transition à haute valeur ajoutée. Les partenariats stratégiques signés avec des cabinets de recrutement de niche, des réseaux d’entrepreneurs, des clubs de dirigeants (APM,  Réseau Entreprendre, Réseau Initiative etc) ou des plateformes spécialisées dans la mobilité des cadres illustrent l’engagement du cabinet à ouvrir de nouvelles perspectives au-delà des canaux classiques. Cette capacité à fédérer un écosystème RH dynamique assure aux cadres accompagnés une visibilité privilégiée, un accès accéléré à l’information et une meilleure intégration dans des environnements professionnels sélectifs. Souplesse et modularité de l’accompagnement lors de l’outplacement La souplesse et la modularité de l’accompagnement constituent des critères majeurs pour un dispositif d’outplacement adapté aux réalités contemporaines de la mobilité des cadres et dirigeants. Un cabinet performant doit proposer une large

Pourquoi l’employabilité est-elle un enjeu majeur pour les entreprises ?

Pourquoi l’employabilité est-elle un enjeu majeur pour les entreprises ? Contexte et enjeux du marché du travail Dans un contexte économique et social marqué par une évolution rapide des métiers, la digitalisation, l’automatisation et l’essor de l’intelligence artificielle, l’employabilité devient un levier clé pour faire face aux transformations du marché du travail. Les cycles d’évolution des compétences sont désormais souvent plus courts, ce qui rend nécessaire une adaptation constante. Les entreprises ne peuvent plus garantir la stabilité des emplois, mais elles peuvent accompagner leurs salariés dans le développement de compétences transférables et diversifiées, renforçant ainsi leur performance et la sécurité professionnelle des individus. Dimension individuelle de l’employabilité Compétences clés : hard skills et soft skills L’employabilité repose sur un équilibre entre compétences techniques (hard skills) et compétences comportementales (soft skills).   Ces compétences humaines sont essentielles pour évoluer dans des environnements professionnels en mutation permanente. Critères influençant l’employabilité Plusieurs facteurs personnels influencent l’employabilité :   Par exemple, les jeunes diplômés, bien que plus nombreux à être titulaires d’un diplôme supérieur (52 % des 25-29 ans en 2023), rencontrent plus de difficultés d’insertion, avec un taux de chômage plus élevé et une plus grande précarité des contrats (CDD, intérim).L’origine sociale joue également un rôle important dans l’accès à la formation et à l’emploi. Formation continue, adaptabilité et mobilité La formation continue est un levier essentiel pour maintenir et améliorer son employabilité. Elle permet d’acquérir de nouvelles compétences, d’identifier et de transférer les savoir-faire existants vers de nouveaux contextes professionnels, notamment lors de reconversions. L’adaptabilité et la mobilité professionnelle, qu’elles soient internes (mobilité dans l’entreprise) ou externes, sont également clés pour répondre aux évolutions rapides du marché du travail. Dimension organisationnelle et sociétale de l’employabilité Soutien des entreprises et institutions Les entreprises jouent un rôle central en développant des politiques RH favorables à l’employabilité : Ces pratiques permettent d’anticiper les mutations, de sécuriser les parcours professionnels et de renforcer la compétitivité. Les institutions, par le biais de dispositifs comme le Conseil en évolution professionnelle (CEP), France Travail ou l’Apec, apportent un accompagnement personnalisé aux salariés dans leurs transitions professionnelles. Impact des nouvelles technologies L’automatisation et l’intelligence artificielle modifient les profils recherchés. Selon l’OIT, environ un travailleur sur quatre est exposé à l’IA générative, ce qui transforme les tâches plutôt que de supprimer massivement les emplois. Cela souligne l’importance de développer des compétences complémentaires à la technologie, notamment les soft skills, la créativité et la capacité à gérer des situations complexes. Enjeux et défis actuels Les inégalités d’accès à l’emploi persistent, notamment selon l’âge, le niveau de diplôme et l’origine sociale.La précarité, la nécessité de reconversion professionnelle et la rapidité des mutations imposent une veille professionnelle constante et le développement d’un réseau solide, qui facilitent l’accès à l’information et aux opportunités. Stratégies pratiques pour améliorer l’employabilité Les individus peuvent agir pour développer leur employabilité Les entreprises sont aussi responsables de l’employabilité de leurs collaborateurs L’employabilité est une capacité dynamique et multidimensionnelle, qui requiert une démarche proactive et continue. Elle se trouve au cœur des enjeux économiques et sociaux actuels, face à la transformation rapide des métiers et à l’essor des technologies. Maintenir et développer son employabilité passe par la formation continue, l’adaptabilité, la mobilité et le développement d’un réseau professionnel. Les entreprises et institutions ont un rôle crucial pour créer un environnement favorable à cette dynamique. Dans le cadre d’une transition professionnelle, un des objectifs principaux de l’outplacement est de mettre en lumière au maximum l’employabilité des personnes accompagnées pour des employeurs potentiels. À l’avenir, l’intelligence artificielle et les nouvelles technologies continueront de transformer le marché du travail, rendant encore plus indispensable une gestion agile des compétences et des parcours professionnels.Cette approche intégrée de l’employabilité est la clé pour sécuriser les trajectoires individuelles et renforcer la compétitivité collective dans un monde professionnel en perpétuelle évolution. Article suivant